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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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Entre 2006 et 2013 en Île-de-France, la part des ménages demandeurs de logement social augmente

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[22 septembre 2017]

Depuis 1973, l’Enquête nationale logement (ENL) effectue en Île-de-France une collecte de données complémentaires qui donne lieu, pour chaque nouvelle enquête, à une publication spécifique concernant les conditions de logement des ménages franciliens.

La dernière en date rapporte notamment que la part de ménages franciliens demandeurs de logement social, déjà importante en 2006, a connu une croissance relativement forte sur les neuf années qui ont suivies. De 6,7 %, cette part est passée à 8,4 % en 2013. À noter que ce chiffre ne comprend pas les demandes formulées par les ménages actuellement dans le dispositif d’hébergement ou en logement temporaire (non recensées dans ENL), également nombreuses et dont la prise en compte est essentielle pour assurer la fluidité du dispositif hébergement – logement.

Autre point sensible, une augmentation de la tension dans le parc locatif privé. En raison, d’une part, d’un flux sortant en forte baisse depuis ce parc vers le parc locatif social et surtout, vers le parc occupé en propriété, et, d’autre part, d’un flux entrant similaire à celui observé en 2006, la note appelle donc à la vigilance sur cette question, d’autant plus que la part de ce parc régresse dans le parc de logements francilien, diminution propre à l’Ile-de-France.

Des réalisations ont été effectuées ces dernières années et sont encore en cours aujourd’hui sur le territoire francilien, tant en matière de logement social que pour l’ensemble de la construction, afin de réduire ces tensions qui creusent les inégalités et complexifient le quotidien.

À signaler sur ce point la « stratégie logement » du gouvernement, et certaines des annonces formulées le 20 septembre par le Ministère de la Cohésion des Territoires. Une part importante des mesures est en effet consacrée à la réduction des tensions dans les zones où elles sont les plus fortes, A bis, A et B1, qui comprennent notamment l’intégralité de l’Île-de-France : abattements fiscaux sur les ventes de terrains (en particulier pour des projets de logement social), prolongement de quatre ans du dispositif Pinel ainsi que du prêt à taux zéro. Y contribueront également les solutions concernant les étudiants et jeunes actifs, pour lesquels a été annoncée entre autres la construction de 80 000 logements (3/4 étudiants, 1/4 jeunes actifs).

Lire la lettre « Études Hébergement et Logement » sur le site de la DRIHL

En complément, la présentation de la stratégie logement du Gouvernement, accessible sur le site du Ministère de la Cohésion des Territoires

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