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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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Les consommations alimentaires comme reflet des inégalités – ANSES (INCA 3)

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[12 juillet 2017]

Dans son étude INCA 3, l’Anses souligne de fortes variabilités de comportements et connaissances en termes d’alimentation selon le sexe, l’âge, le niveau social et le niveau d’étude des individus.

Concernant les disparités sociales, l’étude rend compte de comportements plus proches des recommandations en termes de consommations alimentaires (plus de fruits, moins de boissons sucrées), de statut pondéral (moins d’obésité) et d’activité physique (plus actifs) chez les individus de niveau d’étude ou de profession et catégorie socio-professionnelle supérieurs. Ces derniers ont également des rythmes alimentaires plus réguliers et sont plus nombreux à consommer des compléments alimentaires.

Les individus ayant un niveau d’étude supérieur ou égal à bac+4 consomment davantage de fruits et deux fois moins de boissons rafraichissantes sans alcool (hors jus de fruits) que ceux ayant un niveau d’étude primaire ou collège. Ils consomment davantage de boissons chaudes, et, dans une moindre mesure, de boissons alcoolisées. Toutefois, les individus de niveau d’étude plus faible semblent avoir des comportements moins risqués sur le plan microbiologique (consommation moins élevée de denrées crues, conservation moins longue avant consommation des denrées périssables).

En croisant niveau social, niveau d’étude et âge, il ressort que la proportion d’enfants de 3 à 17 ans ayant un comportement sédentaire est plus faible lorsque le niveau d’étude du représentant est plus élevé : 26% pour un niveau d’étude bac+4 ou plus contre 52% pour un niveau d’étude primaire ou collège. À l’inverse, chez les adultes, plus les individus ont un niveau d’étude élevé, plus ils sont nombreux à avoir un comportement sédentaire plus de 7 heures par jour : 52% pour un niveau d’étude bac+4 ou plus contre 30% pour un niveau d’étude primaire ou collège.

L’Agence insiste donc sur la nécessité que les actions de communication s’adaptent à la diversité des situations existantes au sein de la population pour cibler au mieux les messages, en particulier vers les catégories de population montrant les comportements les plus éloignés des recommandations nationales.

Consulter l’Étude individuelle nationale des consommations alimentaires 3 (INCA 3) sur le site de l’ANSES

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