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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté : investir dans les solidarités pour l’émancipation de tous

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[19 septembre 2018]

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Le Gouvernement constate qu’en dépit des efforts déployés par l’action publique, la pauvreté en France se caractérise aujourd’hui par sa persistance, sa concentration géographique et le poids de l’origine sociale. Dans son communiqué, le Ministère des Solidarités et de la Santé, déclare que : « [Les] politiques publiques ont progressivement basculé, à rebours de l’évolution des besoins sociaux des dernières décennies, vers des logiques largement curatives » (Agnès Buzyn, ministre des Solidarité et de la Santé, dossier de presse, p. 6).

La stratégie se décline en cinq engagements :

L’égalité des chances dès les premiers pas pour rompre la reproduction de la pauvreté au moyen de deux mesures phares : 1) un plan de formation et un nouveau référentiel pour 600 000 professionnels de la petite enfance ; 2) l’encouragement à la mixité sociale dans les modes d’accueil du jeune enfant appuyé par un bonus de « mixité sociale » dans l’accueil collectif pour 90 000 places et l’instauration du tiers payant du complément de mode de garde courant 2019 pour l’accueil individuel.

Garantir au quotidien les droits fondamentaux de l’enfant via notamment une alimentation équilibrée pour tous : des petits déjeuners dans les territoires fragiles et des tarifs de cantines plus accessibles ainsi que des programmes d’accès à l’alimentation infantile. Une autre mesure de cet engagement inclut le projet d’adapter l’offre aux besoins des familles avec enfants (125M€ consacrées au développement et à l’adaptation de l’offre d’hébergement de de logement), de déployer un référentiel sur l’hébergement des familles avec enfants et de renforcer la prévention des expulsions dans le cadre du plan « Logement d’abord ».

Un parcours de formation garanti pour tous les jeunes avec l’instauration d’une obligation de formation jusqu’à 18 ans. Au-delà de cet âge, et pour les jeunes les plus vulnérables, plus de 100 000 places par an en Garantie jeunes seront mobilisées. Des moyens nouveaux seront mis au service des solutions d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie des jeunes. Une attention particulière sera portée aux jeunes accompagnés par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et, au biais d’un engagement contractualisé avec les départements pour les 18-21 ans, afin d’éviter que des jeunes se retrouvent sans solution d’accompagnement à la sortie de l’ASE. Plus de 100M€ seront consacrés à des solutions d’accompagnement vers l’emploi de tous les jeunes en complément d’une extension de la Garantie jeunes.

Des droits sociaux plus accessibles, plus équitables, et plus incitatifs à l’activité avec le projet de simplifier le système des minima sociaux, de revaloriser la prime d’activité, et de garantir à chacun l’accès à une complémentaire santé.

Investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi avec la création d’une « garantie d’activité » combinant accompagnement social renforcé et insertion pour l’emploi pour 300 000 allocataires par an ; et l’accueil de 100 000 salariés supplémentaires dans le secteur de l’insertion par l’activité économique pour favoriser le retour à l’emploi des personnes les plus fragiles. Ce cinquième engagement laisse apparaître une volonté de simplifier le parcours des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA) et de renforcer leur accompagnement.

Lire le dossier de presse

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